Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 01:02

Il parait que le monde est beau. Peut être que par tes yeux je connaitrai le secret de l'idéal. Comment puis-je être heureuse sans sentir ton souffle qui me raconte la vie?Notre vie. A deux. Toi et moi. Unis. Libre, sans frontière, sans rupture. Tu créeras un monde ou j'amènerai mon soleil.

Le mélange de toi et moi, nos différences qui s'unissent. L'éternité. L'infini.

 

Par Juliette Vauban
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 00:48

Agés de vingt ans et déjà trop vieux

Nous ne vivons qu'en l'absence de nos rêves

Nous n'attendons qu'une pause, une trève

Reniant nos vies, nos espoirs et nos dieux.

 

Ballotés par des flots audacieux

Nous ne sommes que les témoins de nos ombres

Nous sombrons, nous mourons dans la pénombre

Préférant toucher le plafond que les cieux.

 

Ecrasés par nos peurs, nous acquiesçons

A l'injuste, aux insultes et au pire

Regarde-nous encore, tu dois bien rire

Toi qui contrôle nos envies, nos passions.

 

Qu'il est loin le temps des espérances

Des rires, des secrets, elle est bien loin la vie

Qui nous poussa chaque jour que Dieu fit

A être heureux, à embellir nos sens.

 

Pourtant sur la mer telle une délivrance

Vogue une bicoque qui défierait la Terre

Tu l'as compris c'est bien notre colère

Sur le drapeau est écrit résistance.

 

Alors bravant le format inculqué

Avec notre courage pour seule offrande

A travers nos doutes, le soleil transcende

Nos idéaux jusque-là oubliés.

 

Inclinez-vous devant ces vieux qui se lèvent

Ces jeunes vieux qui ensemble repoussent le ciel

Le "nous" devient "je" et le je universel

Combattant les vagues, ils débarquent sur la grève.

 

Avec mes rêves pour seule frontière

Je me tiens par la main, je me donne confiance

Il faut être jeune et il faut vaincre, France!

Ami, ouvre les yeux, ouvre donc tes paupières.

 

La mer est derrière et ici est la terre,

Je vois pour la première fois mon pays

Je renais et je fais face à l'ennemi

Qui réduit en esclavage tous mes frères.

 

Voltaire pour armure, Diderot pour combattre

Appuyez-vous au plafond, il finira par céder!

Alors de l'esprit nous pourrons les toucher

Ces cieux, ces cieux même qui nous poussent à nous battre.

 

Levez-vous, vous les jeunes de tous âges

Il est l'heure, entendez-vous vos âmes crier?

Par les monts, par les vaux et les nuages

Liberté, Egalité, Fraternité.

Par Juliette Vauban
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 18:27

Ca y est, c'est fait, je me suis fait larguée...

Ce n'est pas comme si je ne m'y attendais pas, cela fait 2semaines que je flaire l'embrouille, malgré les textos gentils, la fausse rupture une semaine avant, où, alors que je partais de chez lui, il me retenait en me disant qu'il était entrain de faire une des plus grosses conneries de sa vie... Et j'ai voulu y croire... En même temps, qui n'aurait pas voulu?

Avec lui, je ne me sentais pas sale quand je faisais l'amour; j'ai réussi à oublier, non, assumer mon passé, j'étais moi même et heureuse de l'être (au lieu de jouer à la barbie, la meuf pas intelligente et un peu superficielle... )

Pourtant je n'y ai pas cru au début, c'est lui qui est venu me chercher, j'y étais pour rien dans l'histoire moi... C'est lui qui me regardait, qui m'a dit que j'étais « très belle », qui m'a embrassé le premier, qui m'a dit que je lui manquais, qu'il tenait à moi... Alors? Pourquoi aujourd'hui il me largue, écrase sa cigarette sur mon coeur qui commençait à s'habituer à battre un peu plus vite quand je le voyais?

 

Bref, c'est fait, il m'a largué. Je suis en colère, j'y ai cru, oui, même si intuitivement je ne me considérais plus avec lui, j'ai voulu y croire... J'ai mal aussi, mal de réaliser que je suis partie de rien, et que cet attachement pour lui, je l'ai créé, parce que je me sentais en confiance et qu'avec lui, tout devenait possible... J'ai mal parce qu'il n'était déjà plus la depuis 2semaines, et que mes pulsations étaient emplies de vide. Parce que c'est ça finalement se sentir seule, c'est être vide. Parce qu'en 2minutes de conversation, j'ai perdu son attachement, la sécurité qu'il m'apportait, ses bras qui me serraient fort lors de nos retrouvailles et de nos calins. Et puis je suis triste aussi, parce que je voulais un peu plus. Finalement, est ce qu'il me connait? Est ce qu'il a essayé seulement de me connaître? Est ce que cette relation n'aurait pu pas être construite un peu plus? N 'y avait il plus rien à créer?

 

Et puis je réalise... Ca y est, je retrouve ma vie d'avant, celle que j'ai appris à détester. Celle ou être seule est un combat de tout instant...Enfin je pleure, je pleure à en déchirer mes yeux. Je pleure et j'appelle une amie proche, J. . Elle m'écoute pendant 3h parler de lui, parler d'autre chose puis revenir à lui. Je ne comprends pas... Il me dit qu'il tenait a moi, puis il me largue parce qu'il ne sait pas ou il en est, parce que je ne lui manque pas tant que ca... Et je réalise, je ne lui manque pas du tout... Quand je reparle de notre relation, je comprends que j'ai toujours eu raison.. Tous mes doutes étaient fondés, quoiqu'il est voulu me faire croire... Pourquoi les garçons s'éfforcent de ne pas faire mal, et donc sont laches? Les filles veulent seulement la vérité, accuser une bonne fois le coup et passer à autre chose...

 

J'avais souvent l'étrange impression que notre relation était un trio assez bizarre: lui, moi et le fantome de son ex. Je la voyais ressurgir dans son regard, tard le soir, quand on parlait jusqu'à 5h du matin de nous. Elle ne nous quittait quasiment jamais à bien y réfléchir, seulement peut être quand on faisait l'amour, surement au début de notre relation, mais le matin, c'était à elle qu'il disait bonjour en premier, c'était avec elle qu'il s'endormait enlacés le soir... Pourquoi je ne me suis pas écouté? Pourquoi je lui ai plus fais confiance à lui qu'à moi? Et plus je parle à J., plus je me dis qu'il n'était pas parfait: il hésitait toujours un peu, il avait des comportements un peu gamin parfois, et puis... je ne pouvais pas parler de tout avec lui, ça le gavait vite. J'aime parler, confronter les idées, partager, etc... Non, t'as raison J., j'en trouverai un mieux...Je raccroche, déjà plus rassurée, les yeux secs, et une envie de m'occuper de moi, de faire le deuil vite, de passer à autre chose. Je me donne une semaine pour l'oublier, non, l'assumer, et je cours louer Sex and the city le film, juste pour entendre la réplique de Samantha à Smith lorsqu'elle le largue « Je t'aime, mais je m'aime plus ».

 

Puis mes amis décident de me sortir, on décide d'aller boire un coup. Je suis avec eux, je suis bien, j'aime les entendre parler. La bonne humeur d'autres fois. Oui, quand je n'étais pas encore avec lui, tu te rappelles Juliette? La vie que tu détestais, oui ben ça. C'est vrai que ça m'a manqué tout ca, mais ce soir j'aurais pu être dans ses bras. Et puis certes il était un peu gamin parfois, mais parfois c'était moi la gamine... Et puis cette manière de me faire l'amour... J'étais quelqu'un pour lui. Je n'étais pas son amie. Je regarde mes potes, les gens qui comptent le plus pour moi et qui rendent ma vie plus belle: ma meilleure amie en couple, mon meilleur ami qui n'a pas ouvert la bouche car il ne sait pas quoi dire... Avec lui au moins, je n'étais pas une amie. Oui cette idée me marque, car on partageait une autre intimité... Si mes amis ne m'appelaient pas à moi, ben j'avais toujours la sécurité que quelque part, un garçon blond pensait à moi... Peut être pas tout le temps, mais parfois, et ça me suffisait... Les heures passent, et la boule dans mon ventre grossie... Je n'arrive plus à déglutir, je sens que je vais pleurer... C'est avec lui que j'ai envie d'être, c'est lui qui devrait me consoler de m'avoir largué... Et je surveille mon portable: c'est à cette heure qu'il m'envoie un texto normalement :  « j'espère que ca va mon coeur, je suis avec les potes la, je pense à toi, passe une bonne soirée ma chérie, love you! ». Je le guette ce texto qui ne viendra pas, et je le sais d'autant plus que je lui ai dit que je ne voulais plus le voir pendant un certain temps, et que je ne lui donnerais pas de nouvelles.

 

Je repense à tout ce qu'on a vécut, et me rends compte que je ne lui en veux pas... Ca en est trop!, il faut que je rentre chez moi. Biensur, d'autres potes pensent que comparer leur expérience à la mienne m'aidera: « tu comprends moi ca faisait beaucoup plus longtemps que je sortais avec ma copine quand ça c'est fini, c'est pas pareil » et j'ai envie d'hurler : « je m'en fou putain! Mais tu vois pas que j'ai le coeur en miette? Qu'il sait même plus comment battre? Que ce sont mes jambes qui me poussent chez moi? Et que je m'en fous de ton histoire, je la connais... Ce soir, je ne peux pas t'entendre aller mal, c'est moi qui doit aller mal » mais je ne dis rien, après tout, à quoi ca sert?

 

Ce soir la, je m'endors de fatigue, après avoir imaginer 100 scénarios ou il se rend compte qu'il tient à moi.

 

 

Deuxième jour:

 

Je me réveille. Est ce que je l'ai rêvé? Non, c'est bien finis... Je fond en larmes. Et ça me fait bizarre de tellement avoir mal pour quelqu'un dont je n'étais pas amoureuse... Je me ressaisis, prends mon petit dèj', et l'oublie. Oui je j'ai oublié à peu près 7h ce jour la. Enfin pas oublié, mais ca ne me fait plus mal. Je suis bien, je regarde le film « Ce que pensent les hommes », pleure un peu quand Gigi demande à Alex « Alors je suis une exception ? » et qu'Alex lui répond « Tu es MON exception ». Oui c'est cucul, oui ca pue le cliché, mais moi aussi j'aurais aimé être une exception, être SON exception: la fille qui lui fasse oublié son ex. Et en même temps, je suis fière de moi. Oui car tout le long, je suis restée moi même, j'ai fais des concessions, j'ai toujours été droite ... En vrai, ce n'est pas de ma faute, je le sais. Et pourtant je ne lui en veux pas. Je reste avec cette impression étrange, sans rien ressentir.

Je reste chez moi toute la journée, et ça va...jusqu'à 17h30 ou je ne sais pas pourquoi mon coeur se serre... J'essaye de comprendre pourquoi... Et je finis par réaliser: On se voyait toujours en fin d'aprèm entre 17h et 18h et on passait la nuit ensemble, jusqu'à midi le lendemain.

Je ressens le manque de lui. Je le revois me regarder dans les yeux, me prendre par les mains, baisser la tête puis me reregarder avec ce regard que je ne peux plus oublier, et me dire :  « petit coeur... » avant de me blottir contre lui. Non il ne faut pas que j'y pense à ça, pas maintenant putain, j'étais bien il y a 30min..

 

Il est 18h, je ne sais pas comment j'arrive encore à retenir mes larmes, je n'arrive plus à respirer normalement, je marche en rond dans mon appart, je ne sais pas comment faire pour que ça passe.. Ma mère sonne...

 

Et là, quand je la rejoins dans l'escalier, c'est les grandes eaux... Elle me prend dans ses bras, me dit que je lui fous le cafard, qu'elle a mal au coeur de me voir comme ca, et moi je ne sais pas quoi lui dire, car j'ai son regard au fond du coeur, du petit coeur...

Elle pose ses affaires, me prend la main, et m'ammène à côté de chez nous, dans un quartier de Sète qui n'a pas l'air d'avoir changé depuis 50ans... C'est magnifique la mer, les bateaux, les maisons de toutes les couleurs comme au Portugal... Je suis émerveillée, je prends des photos, je rigole parce qu'un gars à afficher un panneau « interdit au chien » en eyant changé quelques lettres ce qui donne « interdit aux chiants ». Puis on s'assoit à un bar, on commande des crevettes, deux pastis, et on parle, on donne à bouffer à des goélans, et je me dis que ce lieu est paisible, et que finalement cette rupture est surmontable, qu'il y a tellement de jolies choses à découvrir encore... Je rentre et ressors immédiatement, car ma meilleure amie m'attends dans mon bar préféré. On parle, de lui, d'autre chose, je m'excuse de mon silence de la veille au soir, d'être aussi mal pour un garçon alors que ca ne faisait pas longtemps que j'étais avec lui, et que même si je tenais à lui, je n'étais pas amoureuse...

 

Elle part rejoindre son copain, et je reste un peu avec F. le barman que j'adore. Il me console, me dit que ce gars ne me mérite pas. Et même si cette phrase je l'ai entendu un bon milliard de fois, et bien, de sa bouche, je la crois un peu...

 

Je rentre chez moi,et appelle sa meilleure amie. C'est con, mais je l'aime bien, et elle me comprend. « Tu sais Juliette, il m'a dit qu'il avait besoin de digérer votre rupture, mais qu'il ne regrettait pas car c'était mieux comme ça. ». Puis elle ajoute après quelques secondes d'hésitation :  « Je sais pas comment te dire ça, mais il m'a dit que tous les matins quand il se réveillait, il pensait à son ex... ». Et encore une fois je me dis que j'avais raison. Je raccroche le coeur en morceau et repense à ce qu'elle m'a dit et aux paroles de ma mère... Alors que j'étais encore avec lui, elle m'avait demandé ce que ça me ferait si je le voyais arriver, comme ça, à l'improviste alors que je suis avec mes potes. Je n'avais pas su que répondre. J'avais honte de ma réponse. Oui ca m'aurait fait chier... J'aurais pas eu envie de le voir, j'aurais eu envie de passer la soirée qu'avec mes amis... Je me trouve soudain très paradoxale... Finalement, il n'était pas indispensable à ma vie de tous les jours. Je pouvais très bien me passer de lui. Et pourtant de savoir qu'il existait quelque part, à 100km de moi, me rassurait. J'aimais donc plus la relation qu'on avait que lui? Est ce que ces deux choses peuvent être totalement séparée? Non, c'est son odeur qui me rassurait, ses mains qui me faisaient rêver...

 

Je repense également à ma meilleure amie:  « Je le sentais pas... je te l'ai dit Juliette, depuis le début je sentais qu'il n'était pas fait pour toi, tu te rends compte de sa manière de regarder les autres filles? De te dire qu'il t'aime fort un jour, et de pas t'envoyer de texto le lendemain? Juliette, ouvre les yeux un peu, tu as vu ce que tu as du accepté pour ce gars? Il n'en vaut pas la peine! ». Oui tu as raison Mé., quel salaud quand même! Et en même temps, les autres filles, il s'en foutait, je suis prète à en mettre ma main au feu... Ca se sent quand quelqu'un tient à vous, je ne l'ai pas inventé ça quand même!

 

Heureusement demain, je fais un concert... Il me tarde d'y être, je me dis au moins que le soir, je ne penserais pas à lui, puisque je serais avec mon groupe...

 

2h plus tard, je m'endors.

 

Troisième jour:

 

Putain c'est fou ça! Comment j'ai pu versé autant de larmes pour lui? Je me réveille de bonne humeur, parle avec ma mère, y pense, mais comme un vieux souvenir. J'ai envie d'aller à la piscine. Depuis le temps que je le dis qu'il faut que je maigrisse! Ca serait le moment de s'y mettre un peu! Allez maman, prends ton maillot on y va!

Comment ça, tu le trouves pas?

On le cherche donc dans les affaires d'hivers, d'été, tout le bordel qu'on met dans le caboulot sans jamais avoir la force de ranger. Mais justement aujourd'hui j'ai envie de ranger. J'en ai marre d'être en vrac, d'être en bordel constant. Pourtant ca fait bien 12ans que je pense que je suis en bordel, et j'arrive pas à ranger ma vie. Alors à défaut de méditer, je décide de ranger nos affaires... On passe 3h à tout sortir, jeter ce qu'on ne veut plus, essayer, rire... Tiens, c'est quoi ce truc orange? Je regarde, c'est mon tee shirt informe que je mettais pour dormir il y a 2ans..Et c'est aussi la réplique exacte de son tee shirt à lui. Je l'avais oublié. Mon coeur se serre, ma mère s'énerve : « putain, tu me fous le buel, merde Juliette, quand t'étais avec lui, tu étais bien, même quand tu le voyais pas, et là, tu serres ce tee shirt contre toi, alors que tu m'as toujours dit que son tee shirt orange, tu l'aimais pas! »

 

Oui maman, tu as raison, j'aimais pas sa manière de s'habiller, mais tu vois maintenant, quand je vois un garçon qui a le même style, ben, ça me fait penser à lui, et je regrette le temps ou j'avais ma main dans celle d'un blond habillé comme Lemmy Kilmister.

 

Il faut que je passe à autre chose, vraiment, et puis la de toute manière, je dois prendre le train pour rejoindre mon groupe.

Tiens un texto! Comme à chaque fois depuis deux jours, j'ai une appréhension: et si c'était lui?

Je regarde, c'est J. qui me dit que le concert est annulé, mais qu'on se rejoint quand même histoire de passer la soirée ensemble. De toute manière, ca ne pourra pas me faire de mal.

 

Je prends mes affaires et pars sur Montpellier.

 

P.et Ma. (mes deux guitaristes) sont bien décidés à me remonter le moral: ils me font faire la liste de ce qui était bien chez lui et de ses défauts. « Il hésitait » « -3 points, attends ça cest vraiment dégueulasse », « j'étais moi même avec lui » « +0.5, ca c'est normal, comme dans toutes les relations ». Bilan de la soirée: -4. Ma. me dit: « Tu vois Juliette, tu n'as rien perdu, et même si tu étais entre 0 et 10, je t'aurais dis la même chose. Tu es une fille bien, pourquoi tu te contentes d'une relation moyenne? Tu devrais au moins avoir 50 points! »

 

Vous avez raison les gars, vous avez raison, allez passe moi la deuxième bouteille de vin, faut la finir!

 

J'ai plus de tram, je rentre avec P. qui me raccompagne chez moi en voiture. On s'amuse dans la voiture, comme à chaque fois que je suis avec lui. Il est bourré et ça nous fait bien rire. J'ai même pas peur de mourir d'un accident. Au pire, si il apprend ma mort, ça lui fera les pieds! Je regrette aussitôt ma pensée... Comment je peux être aussi conne?

 

Grace à l'alcool, je m'endors immédiatement, et pour la première fois, je ne me prends pas la tête.

 

 

Quatrième jour:

 

Dernier rendez vous chez ma psy. On fait le bilan. Oui, comme vous me l'avez dit, j'ai fait mes expériences. C'est un peu grace à vous si j'ai décidé de sortir avec lui. Et vous inquiétez pas, je sais que je dois passer à autre chose. J'ai besoin de faire le bilan de moi la. Qu'est ce que je veux vraiment? Est ce que mes études me correspondent? Oui j'adore écrire. Une école de journalisme, ça pourrait être cool aussi.

Elle sourit. « Quoi? » . « Tu te rends pas compte de ce que tu es Juliette. Ca fait 4jours que tu n'es plus avec lui, et tu ne t'apitoies pas sur ton sort comme tu pourrais le faire. Tu avances. C'est fou ça, ça te paraît normal, mais peu gens savent faire ça. Ben prend exemple sur ton copain, enfin ton ex copain. Il a avancé lui? Il est resté dans son passé , il n'arrive pas à faire le deuil, toi, même si tu n'es pas encore passé à autre chose et c'est bien normal, tu te projètes dans le futur, tu essayes de trouver des buts dans ta vie. Tu as des rêves enfouis, tu les découvriras un jour, ne t'inquiète pas. Tu es courageuse Juliette, et tu es forte, ne te laisse jamais dire le contraire ».

Je repars comme d'habitude, songeuse. J'ai pris du recul. Oui elle a raison, il faut que je me concentre sur ce qui me plait vraiment, il faut que j'avance, que je me donne les moyens.

Je rejoins ma coloc'. Je lui explique tout. Elle me console.  « Quel gros con quand même! Tu mérites mieux Juliette ». « Oui mais, la ça fait mal, de l'avoir perdu, de savoir que je ne pourrais plus jamais l'embrasser, le déshabiller, voir son corps nu ou... » « Juliette, tu te rappelles l'an dernier, quand j'ai largué Flo et que je pleurais? Tu m'as écouté parlé pendant une heure et tu m'as dit que tu m'enviais, parce que même si j'avais mal, je sentais quelque chose, et que j'avais su que quelqu'un tenait à moi, et que moi je tenais à lui... Tu t'en rappelles? Ben c'est ce que tu vis la. Ca fait mal, mais regarde, tu te sens vivante. Tu as mal, mais tu as vécut! Ne dénigres pas ça... ».

 

Elle a raison.

Je rentre à Sète, et vais boire un coup avec 2copines que je ne connais pas trop. On passe une bonne soirée, et je me dis que la vie continue. Je fais des rencontres, j'évolue, c'est ça le plus important.

Je rentre chez moi. Je m'endors, en pensant à lui.

 

Quelques jours ont passés... Et j'arrive enfin à écrire, encore écrire, et revivre cette dernière semaine. Ca me fait mal, mais je le digère. Petit à petit.

J'ai revu des amis américains, j'ai rit de bon coeur, j'ai eu mal quand il a ajouté des photos de son ex à son profil facebook en les nommant good old time.

 

Je ne suis pas remise, j'ai le coeur encore fragile. Mes amis commencent à être moins présents. C'est normal. Je n'arrive pas à me dire qu'un jour je m'en foutrais de lui, même si je le sais au fond de moi.

Pour la première fois aujourd'hui après 9jours passé sans lui, je me suis imaginée le revoir, sans qu'il ne se passe rien. Comme deux personnes qui ont vécut quelque chose de fort ensemble, et qui sont chacun passé à autre chose, sans rien regretter.

 

Biensur j'ai toujours envie de recevoir un message de lui qui me dit qu'il regrette de m'avoir largué, et me supplie de revenir, mais j'ai accepté le fait qu'il ne le fera pas. Pour la simple et bonne raison qu'il s'en fout.

J'ai sans doute était une bonne chose dans sa vie, mais son ex est encore trop présente dans sa tête pour qu'il m'est seulement laissé une chance d'entrer dans son coeur.

 

J'ai réussi à relire tous ses textos, regarder les photos qu'on avait prise ensemble... Voilà, j'ai compris...Tout ça, il faut que je l'appelle le passé maintenant. Un très beau passé, un passé que j'aimerai revivre. Et puis je réalise: non, il ne faut pas que je le revive... Ce passé, c'est une promesse pour l'avenir. Je repense à ce que m'a dit Ma., « pourquoi tu te contentes d'une relation moyenne?... ».

 

Il m'a permis de savoir ce que je voulais comme relation, les choses que j'aiment et celles que je ne veux pas revivre. Il m'a fait grandir, murir, et assumer mes anciennes blessures. A moi de l'assumer maintenant...

 

Pourquoi rester bloquer sur un garçon qui ne sait pas aller de l'avant?

 

Je ne suis pas remise de lui non, mais il y a une personne dont il faut que je m'occupe avant tout: Moi même. J'ai envie de m'aimer, d'être en accord avec moi. Je ne veux pas lui ressembler, je ne veux pas faire souffrir un garçon comme il a pu me faire souffrir.

 

Premiere étape: assumer son passé.

Deuxième étape: être en accord avec soi même.

 

J'en suis loin, mais je pense que ce sont mes deux priorités pour l'instant. Mes deux buts dans la vie, à court ou long terme. Et j'ai déjà commencé! Car comme dirait Xavier dans « les poupées russes », écrire c'est ranger le bordel de sa vie. C'est ce que je fais.

 

Et un jour, je me le promets, je pourrais dire et penser :  « Je t'aime, mais je m'aime plus ».

 

 

 

 

 

 

Parce que la musique guérit les maux/mots:

 

Les chansons que j'ai écouté pendant les évènements racontés ici:

 

Piece of me-Britney Spears

Crazy in love-Beyonce

SOS-Rihanna

Nothing to lose-Billy Talent

Tourner ma page-Jenifer

Sweet about me-Gabriella Cilmi

What's my age again?-Blink182

Hips don't lie-Shakira

Remember love-Nôze

Les albums de The Offspring, Lou Reed, Dyonisos

 

Pendant l'écriture de cet « article » :

 

L'album best of de Lou Reed.


Par Juliette Vauban
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 18:24

Ce qui est bien avec la Saint Louis à Sète, (hormis les bodégas et l'autorisation implicite de boire autant qu'on le veut), c'est qu'on fait des rencontres plutot interessante. Il y a un an et demi, alors que je me baladais avec des amis, je le vis pour la première fois: blond, yeux bleu, un corps de rêve et ce je ne sais quoi d'inaccessible, un charme réservé aux artistes, une petite phrase qu'ils ont l'air de nous glisser: « Je suis mystérieux... »

Il avait un appareil photo à la main, et sillonait les rues en prenant des photos. Je l'ai recroisé toute la semaine suivante, (la saint louis dure une semaine) et à chaque fois, mon ventre se tordait... Je ne le connaissait pas, mais il avait le truc. La chose qui fait qu'on aimerait connaître cette personne et non pas une autre. Il me plaisait, et j'avais l'impression que ce n'était pas seulement physique, comme si je savais que son caractère me plairait aussi.

Je ne l'ai plus jamais revu, jusqu'en septembre dernier, ou j'ai découvert qu'on fréquentait enfait le même bar... C'est cette impression si bizarre que j'ai reconnue en premier, pas lui. Je ne me souvenait pas de sa tête, mais du sentiment qu'il m'avait laissé.. Il était encore plus beau que ce que je m'imaginais, et pour une fois, je ne me sentais pas du tout à l'aise. Moi qui n'ais aucun mal à aller parler à des inconnus, je ne pouvais que le regarder... J'étais hystérique à l'idée d'aller bavarder avec lui, car j'avais peur de casser la magie que je ressentais. Et si je m'étais finalement trompé? Et si il ne me trouvait pas à son goût?

Alors que je venait de retrouver ce garçon mystérieu, c'est la que j'entendis pour la première fois ce mot qui convenait si bien à mes sentiments. L'étincelle.

 

En réalité, mes amies m'y avaient confronté beaucoup plus tot, sans pour autant énoncer le nom de cette impression bizarre. Je les voyais partir dans leur histoire comme on se laisse aller lors d'un massage, et malgré leurs méfiances habituelles, elles étaient si confiante en l'avenir, que notre cynisme habituel était mort en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.

A cette période, je ne pouvais m'empecher de me demander: « Comment des filles si intelligentes, sortent avec des mecs qui les trompent ou qui ne sont de toute évidence pas fait pour eux, (ex: grand dragueur), alors qu'elles sont si exigentes d'habitude ? »

 

C'est la qu'on en est venu a me parler de l'étincelle. Ce truc qui fait que quand tu vois la personne, il y a un lien qui se créé en une seconde, un trouble, une reconnaissance de l'autre. « J'ai l'impression de te connaître, et tu me plais »; c'est la phrase qu'on peut lire dans le regard de quelqu'un qui a l'étincelle. Il n'y a pas de raison, c'est juste comme ca. On ne peut pas anticiper ce sentiment, on a juste à le subir, comme le plus sublime des suplices.

 

La première à m'en parler vraiment fut mon amie L. Elle avait rencontré peu avant un ami à moi, et elle s'entendait avec lui à merveille. Elle qui n'avait pas l'habitude d'être vraiment proche avec un garçon autrement qu'en sortant avec se posait beaucoup de questions.

Est ce qu'il lui plaisait? Est ce qu'elle pourrait sortir avec lui ou était ce juste un ami si proche qu'elle avait tout le temps envie de le voir?

On a passé bien des heures à parler de leur relation, mais on arrivait toujours devant un mur...

Avait elle l'étincelle?

 

Ils sont sorti ensemble et ont rompu une semaine après. L s'est dit que ce n'était qu'un ami proche, et continua à le voir presque tous les jours, sans jamais vraiment oublier ce qui s'était passé.

 

Quand à moi, je me remettais doucement de mon dernier foirage amoureux... à sens unique.

J'avais vraiment eu l'étincelle pour M, ce truc qui fait que même si je ne voulais pas qu'il me plaise, et surtout pas lui, j'étais quand même tombé dans le panneau à son premier compliment.

 

L'étincelle pouvait donc être à sens unique. Alors que j'étais folle de lui, et avait l'impression de le connaître par coeur, il ne cessait de me montrer que je faisais fausse route sur toute la ligne, ce que je ne voyais pas, étant trop préoccupée à m'inventer une relation parfaite avec lui.

 

Plus tard, je n'ai pas pu m'empecher de penser: Si l'étincelle est à sens unique, est ce que la relation est forcément bancale? Car biensur, au début, celui qui a l'étincelle pour l'autre sera beaucoup plus attaché, mais la relation est elle toujours déséquilibrée?

J'en parlais à ma tante, qui avait vécut l'étincelle et qui adorait ressentir « le truc ».

« Avoir l'étincelle, c'est fabuleux, c'est le bien être à l'état pur. Pourtant l'étincelle n'est pas nécessaire pour construire une relation à long terme, car « avoir le truc » est fugace, et s'éfface au fur et à mesure que tu connais la personne. Les relations sexuelles également change le regard que tu portes sur l'autre. Et même si pour moi l'étincelle est une alchimie entre deux personnes, qui est passsionnée et passionnante, je ne suis pas sure qu'il faille absolument avoir l'étincelle avec l'homme de ta vie par exemple. Mais tu sais Juliette, pour être honnête, j'ai besoin de l'étincelle à la base pour aimer vraiment une personne, sinon c'est de l'affection. Et en ce qui concerne l'étincelle à sens unique, c'est sur que tu t'en prend plein la gueule, mais ca en vaut vraiment la chandelle; c'est la que tu te sens le plus vivante! Ya peut être rien à comprendre, ... seulement à vivre »

 

J'en parlais à L, qui n'était pas d'accord, car tous les gars avec qui elle était sorti avant et qui avait compté pour elle, étaient des gars avec qui elle avait eu cette attirance, ce « truc ».Pour elle, on ne pouvait donc pas sortir avec quelqu'un pour qui on avait pas « le truc ».

 

J'étais décidément perdue quand je rencontrais tout a fait par hasard C, un ami de M. Tout de suite, la tension était palpable, « il se passait quelque chose ». Et plus on se voyait, plus je ne pouvais m'empecher de me demander, est ce que l'étincelle peut être un coup de foudre? La seconde ou j'ai vu C, je connaissais tout de lui, j'avais l'impression d'être à sa mercie, et qu'il lise en moi comme dans un livre ouvert.

La deuxième fois qu'on s'est vu, je lui ai dis mes plus intimes secrets, ceux que je n'avais même jamais osé dire à ma meilleure amie, et lui me parlait de ses problèmes de famille.

Et a chaque fois, ces regards, me faisait me sentir légère, et en même temps, j'avais presque peur de le revoir. Je me disais que l'imaginer tel que je le voulais plutot que d'apprendre à le connaître me ferait moins souffrir, mais à chaque fois, l'attirance et le trouble était le plus fort.

Et je me dévoilais un peu plus à chaque rencontre, même si je n'avais jamais était sure de vouloir sortir avec lui. Mais on se ressemblait: peut être un peu trop... Mon homologue masculin en quelque sorte.

Avec lui, je me sentais à l'aise, comme si il m'acceptait comme je suis quoi que je fasse. J'étais même plus en confiance avec lui qu'avec M. Mais on est jamais allé plus loin, et le photographe me faisait toujours de l'effet...

 

Un jour, après trois mois de regards et sourire échangés sans autre contact, je pris mon courage à demain et allais échanger quelques mots avec le garçon mystérieu. Son comportement me disait :  « tu me plais » mais ses paroles « tu ne m'interesses pas », c'était bizarre. Deux jours après, il vint me dire bonjour et me regarda toute la soirée. Moi qui était vraiment attirée par lui, je n'avais qu'une peur... Et si il n'avait pas l'étincelle pour moi?

Peut on contruire l'étincelle, ou est elle juste la? Je cherchais dans ma mémoire mais ne trouvait aucun contre exemple... L'étincelle ne se construit pas, elle apparaît puis s'échappe comme elle est venue.

 

Coup de fil de L:  «Juliette? Il faut que je te dise un truc... Je ressors avec G... et c'est trop bien. Je ne me prends plus la tête, et on verra bien ce qu'il se passe... »

 

Après ce coup de fil, pour la première fois de ma vie, je suis allée dans mon bar seule, et j'ai osé regardé directement le photographe, qui m'a sourit comme une promesse. J'ai également envoyé un texto à C en lui disant que je lui faisais confiance, moi qui en avait peur.

 

C'était de l'espoir à l'état pur, il fallait que je profite de cette impression éphémère avant qu'elle disparaisse, car je savais maintenant que même sans étincelle, on pouvait vivre de belles choses, aimer réellement une personne, et qu'il fallait juste que j'arrête d'essayer de comprendre, pour enfin me mettre à vivre.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un Blog

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus